Je suis devenue Américaine !

Le 28 septembre 2018 marque une grande date, ou plutôt une grande étape dans notre aventure : je suis devenue citoyenne américaine! Pas peu fiere la fille.

Historique

Pour mémoire, nous sommes arrives aux Etats Unis en 2011 (apres un passage eclair en 2009/2010) avec un visa 0-1 et 0-2, et grâce a celui-ci (surtout Merci Romain mon mari!), nous avons pu des Sept 2012, demander la Green card que nous avons obtenu en Fev 2013.

5 ans plus tard, tout naturellement, nous avons applique pour le passeport US. Pour nous, la question ne se posait pas, nos 2 enfants sont nés ici, peu importe si on part vivre ailleurs ou non, on aura toujours la possibilité de revenir aux US sans passer par la case Visa. Et puis, le double passeport USA/FRANCE, ca ouvre pas mal de portes dans le monde non ? 🙂

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Les étapes

Des fin 2018, nous avons reçu les 1eres instructions de candidature, formulaires a remplir, frais a régler (bien entendu!), et puis, nous avons eu un rendez vous pour (re)prendre nos empreintes digitales. Apres une longue période de plusieurs mois, nous avons enfin eu un entretien programme en septembre pour passer le fameux test oral (Histoire, Geo, lire, écrire et parler l’anglais).

10 questions choisies parmi 100 a potasser (ce sont toujours les 100 memes questions, que l’on peut trouver en ligne, avec les réponses), 6 bonnes reponses (sur 6 questions ahah), et les fameuses déclarations sur l’honneur plus tard, me voila repartie avec la bonne nouvelle de la validation de mon dossier. Youpi! Mon mari doit attendre encore lui, les aléas de l’administration, dommage, je ferai donc la cérémonie seule.

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Expatriation, migration ou comment bien gerer l’aventure

Pour toutes les personnes qui sont parties a l’etranger (en tout cas, la plupart des gens que je connais), l’aventure commence sur les chapeaux de roue, en terre inconnue. Tout cela parait complique au depart. On me demande souvent comment tout a commence, comment nous avons gere les choses … un petit apercu ci-dessous.

1- Le depart se fait la plupart du temps a l’occasion d’une proposition professionnelle, en contrat local ou expatrie (de plus en plus rare, avec les avantages et le cote « colon qui s’implante »). La preparation et l’organisation demandent entre 6 mois et un an, parfois moins quand le job est a pourvoir en urgent. Si vous n’avez pas de projet solide, ou pas de job sur place, c’est un gros risque de partir, je ne le dirai jamais assez!

2- Bien sur, votre vie actuelle est chamboulee. Si vous etes en couple, le conjoint « qui suit » doit quitter son employeur, les enfants quitter leur ecole, et on fait les au revoirs a la famille, aux amis, a la maison ou l’appart qu’on aimait tant. On se pose mille et une questions sur la langue, les coutumes, l’adaptation au pays…. et bien sur, on se marie a la hate (j’en fait rire beaucoup la je crois), pour que le conjoint puisse suivre avec le visa 😉

Ci-dessous un extrait des nos derniers wekends

3- Une adaptation reussie passe par des bases solides. Si vous avez la chance que votre employeur vous paye votre container de meubles ou vous aide a trouver un logement (et pourquoi pas, prendre en charge une partie), alors c’est deja un gros +. Car il faut sortir les sousous quand on arrive, qui plus est, aux USA. Le tout est de trouver un logement convenable, dans un quartier correct. Prendre une assurance sante, surtout pour les enfants, et trouver ecole ou garderie. Cela prend du temps, et il ne faut pas hesiter a demander des infos aux « locaux » ou francais deja installes.

4- Et ensuite ? Ensuite, tout se met en place petit a petit. Vous vous adaptez a votre nouveau job, vous trouvez vos commerces preferes, vous vous faites des amis, americains, cubains et francais. Votre famille et vos amis vous manquent bien sur. Mais la vie d’avant s’efface tout doucement, tout comme vos habitudes, votre cote raleur, et l’impatience generalisee. Ici on vit a la cool et on enjoy les choses facilement! Et je dis: heureusement! Car c’est ce qui permet de s’adapter a une vie nouvelle sans trop regarder en arriere. Idyllique n’est ce pas? Oui mais c’est aussi de l’obstination car il y a le revers de la medaille et les contraintes liees au pays. Je ne raconte pas les sueurs froides liees aux factures, la perte d’emploi, le manque de vacances, l’instabilite du visa… tout cela, j’ai connu et beaucoup autour de nous egalement.

Ci-dessous, notre weekend avec Marie et sa petite famille (qui vous parlera de son experience bientot dans le blog)

5- Le retour. Alors vous rentrez? Tout depend de votre visa au depart.. Si c’est une mission temporaire, quelques mois avant, il faut tout recommencer et repartir a l’etape 1! Pas facile mais on est forme a ca maintenant. Et si on restait ? Croyez moi, on se pose regulierement cette question. De notre cote, nous avons une green card mais elle ne fait pas tout, surtout elle ne garantie pas l’emploi, ne paie aucune facture, ne vous donne pas de vacances, et ne cuisine pas francais 🙂 Tant que nous n’avons pas la citoyennete, un gros faux pas, et c’est retour illico en France.

Avec le temps, avec l’experience acquise, on a encore plus soif d’aventure. Et on s’endurcit, on resiste plus longuement aux epreuves et on rebondit! De notre cote, on aimerait poursuivre l’aventure ici encore, mais on est conscients des difficultes et des opportunites a saisir. On est partis a deux, avec un seul job, un visa, pas de container ni de logement …. et nous voila 4, avec 2 jobs en ayant change plusieurs fois, une green card, une maison a nous…. et toujours pas de container retour 😉 Regulierement, on se dit qu’on va rentrer, que ce sera plus facile, et pourtant on est encore la 5 ans apres !!

Dans mon prochain article, je laisse la parole a Marie, une amie francaise, qui vous parlera de son aventure ici aux US.

Ou trouver des produits Francais a Miami ?

Bonne question! C’est la recherche principale d’un Francais ici 🙂 Quand on arrive au depart, on est perdu devant tant de cuisine Americaine et Sud Americaine. Passee la joie de la decouverte, les kilos pris, et les estomacs agonisants, on a juste envie ensuite de trouver du reconfort dans la bonne cuisine de chez mamie!

Je vais lister quelques magasins proches de chez nous qui proposent produits francais ou que l’on aime (cette recherche m’a pris 2 ans au moins!). Cette liste n’est bien evidemment pas exhaustive, et peut doit etre completee! Partagez vos bonnes adresse messieurs-dames.

TRADER JOE’S

Bien connu des expatries et locaux US, il s’est installe a Miami l’an passe pour notre plus grand bonheur. Au menu, des vins francais tres abordables (Un rose de Provence en particulier, mais aussi du Crement de Bourgogne…), du bon saucisson (Alleluia!!!), des apetizers sympa surgeles, j’ai meme trouve des abricots frais. Par contre, c’est bonde de monde anytime. J’ai entendu dire que 2 autres Trader Joe’s allaient s’ouvrir en Floride (Fort Lauderdale et Davie).

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WHOLE FOODS

Pas mal de produits francais egalement. Le notre, a Downtown Miami, recelle de bonnes surprises: du pain excellent, un traiteur incroyable. Cela reste assez cher pour les courses familiales, mais en picking c’est top.

MILAMS et FRESH MARKET

Du cote de Coconut Grove, nous y allons 2 fois par mois pour faire le plein de fruits et legumes, brioche, petits suisses (les vrais, colores et tout), Kinder en tout genre, vins (encore). Au son de la musique classique, qu’il est agreable de faire ses courses (lol), meme les pommes sont rangees par ordre alphabetique, en pyramide.

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EPICURE MARKET

Ca c’est l’arnaque complete au niveau prix, un supermarche qui se dit « epicerie fine ». On peut y trouver du foie gras, du magret de canard, du fromage, ainsi qu’un rayon viande et poisson assez bien fourni. C’est aussi le seul magasin qui resiste et propose encore les petits gateaux Barilla…. Il y en a un a Miami Beach (lincoln Road), et un autre a Coral Gables.

Epicure

AUTRES – EPICERIE et EPICERIE FINE

Laduree s’est installee a Miami Beach, tout comme Paul, la Provence (cela dit, leur pain… bof). Autre bonne adresse, l’Atelier Monnier qui propose de delicieuses patisseries et une cave.

Atelier Monnier

THE CHEESE COURSE

Le magasin ou ca sent bon le fromage!! C’est le marche du dimanche matin et le bistro du midi! On aime beaucoup, on y trouve tous les fromages (Espagnol, Italien, Hollandais, Francais, et bien sur Americain), on peut y dejeuner, c’est excellent (Midtown ou Downtown Miami pour notre part).

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PURE PHARMACY

Bonne adresse beaute donnee par ma copine Elsa, cette pharmacie de South Beach propose des marques francaises comme Avene, Caudalie, Nuxe, Vichy, Mustela (au Target aussi parfois), Lierac… Au CVS, on peut trouver la Roche Posay.

Avec toutes ces bonnes adresses, je ne sais pas vous mais moi j’ai faim! 🙂

Green Card : Liberté ou Prison dorée ?

Voilà un an et demi que nous sommes détenteur du précieux sésame. Le terme Green Card vient de la couleur du papier utilisée par le formulaire jusqu’en 1964. Que nous a t-il réellement apporté ? Quelles contraintes avons nous en la possédant ? Petit récapitulatif.

Qui peut la demander, l’obtenir?

La Green Card est difficile à obtenir. Elle peut être demandée via l’employeur, la famille (si le demandeur est directement lié à un citoyen américain) ou en ayant le statut de réfugié politique ou demandeur d’asile. Enfin, elle peut être obtenue par la fameuse Lottery annuelle.

Chaque année, un quota de 226 000 immigrants est accordé pour les visas familiaux, 140 000 pour les visas de travail, 55 000 pour les visas de la loterie, 100 000 pour le droit d’asile.

Notre situation

Après quelques années de visa O (extraordinary ability), nous avions le profil idéal pour obtenir rapidement la Green Card EB1. Nous avons donc entamé les démarches avec un avocat spécialisé et l’employeur de Romain (Sponsor). 6 mois et quelques milliers de dollars envolés plus tard, nous recevions notre Green Card tout heureux.

Ce que ça a changé

De mon côté, j’ai pu demander un permis de travail dès le début du process (chose que je ne pouvais pas avec le visa dépendant O2), puis chercher et trouver du travail. Bien sur, l’avantage principal est le fait de pouvoir rester et travailler librement sur le territoire américain, de façon permanente, sans avoir à renouveler de visa.

Nos devoirs et obligations

Nous nous engageons à ne pas demander les aides d’état (chômage, allocations… le peu qu’il y a), nous ne pouvons pas voter ou être juré. Nous devons aussi payer nos impôts aux Etats-Unis

Les limites

Depuis quelques temps, nous réfléchissons à notre avenir. En tant que voyageur ou migrant (je n’aime pas trop le terme d’expatrié qui ne convient pas à notre situation), nous avons pris le goût de l’aventure, du challenge et nous sommes toujours ouverts aux nouvelles opportunités. Nous pensons que les US ne sont qu’une étape (pour le moment), peut être aurons nous envie de changer de pays, de continent dans quelques mois ou années?

En théorie, nous devons entrer sur le territoire américain tous les 6 mois. Ce qui induit que si nous partons travailler dans un autre pays (même temporairement), nous perdons la green card. Et nous savons que ce sera très difficile d’obtenir une seconde carte verte si nous souhaitons revenir habiter aux US.

Les possibilités

Nous aurions le choix de revenir tous les 6 mois sur le territoire (avec le risque que l’immigration à l’aéroport nous refuse tout bonnement d’entrer sur le sol américain en cas de doute). Ces gens là ont tous les droits!

Nous pourrions aussi demander un Reentry Permit, qui permet de partir jusqu’à 2 ans hors des Etats Unis. Simplement, le dossier à constituer est assez compliqué et en gros, il est vraiment conseillé de garder des liens avec les US: comptes bancaires, maison et bien sur payer ses impôts.

Autre possibilité, attendre d’avoir cumulé 5 ans de présence aux Etats Unis pour demander la citoyenneté et devenir Américain. Cela comporte des contraintes mais ce serait une facilité pour l’avenir (et avoir le passeport américain, c’est la classe non ?) 🙂

Enfin, nous avons toujours la possibilité de se faire sponsoriser par nos enfants, qui sont nés ici et donc Américains. Mais il faut attendre que l’un d’eux ait 21 ans!

Morale de l’histoire: un départ des US temporaire ou non, parait tout de même définitif! A méditer 🙂

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Ça se passe comme ça chez McDonald’s: Maternity leave and due date

Comment ça, 40 jours sans article, sans écrire, sans donner de nouvelles?!! Heureusement le petit instagram parle en mon nom et vous livre quelques moments spontanés de vie. Alors, il s’est passé quoi depuis? Hier, c’était ma fête 🙂 et sinon ?

1- Ça

Gros bidon

C’est une bonne excuse non ? 8 mois que je promène mes rondeurs cette semaine, avec plus ou moins d’entrain. Il faut dire qu’ici à Miami, le climat d’été est insupportable (j’entends déjà des voix s’élever!). Je m’explique: 35° et 100% d’humidité, c’est très dur pour une femme enceinte, même mon médecin le dit 🙂 Tous les jours, j’invoque le dieu du climat pour qu’il nous évite l’Ouragan catégorie 5 qu’on nous prévoit tous les ans….

Ces dernières semaines ont été consacrées aux achats, finalisation et préparation de l’arrivée de baby boy. Je profite que mon cher et tendre soit (un peu) à la maison pour lui faire porter, monter, déplacer cartons, meubles, matériel… j’en use et j’en abuse avec une motivation diabolique!

2- Le suivi à la clinique

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Son petit bonnet de naissance

De ce coté, tout va bien et tout est en ordre. Je me suis inscrite comme à l’école, et je connais déjà les prochaines étapes vu qu’il s’agit de la même clinique que pour ma fille, et du même médecin à qui je voue une grande admiration (surtout j’espère qu’il sera aussi bon que la dernière fois)!

Ayant eu une césarienne il y a 2 ans et demi (allez voir la signification de breech baby), j’ai donc recommandation de renouveler l’expérience. Je suis un peu déçue mais je pense en priorité au bien être de mon bébé, à m’éviter du stress et surtout je fais confiance à mon médecin.

Beaucoup débattent sur ce sujet très personnel, tu devrais faire ou faire ça. Mon avis ? S’informer d’abord sur les risques et les raisons de ce choix, se dire que chaque cas est différent et être confronté à la maternité. D’ailleurs, en revoyant les épisodes de Baby boom saison 1-2 et 3 (qui me font pleurer à chaque fois!), je reste persuadée que la meilleure des choses à faire, c’est de faire confiance aux professionnels (et d’arrêter de penser qu’ici, aux US, ils encouragent la césarienne). Ci-dessous la vue de la clinique.

La vérité est plutôt qu’aux US, certains praticiens sont OK pour un déclenchement de l’accouchement (par voie basse) à l’approche ou terme de la grossesse. Une pratique peut être liée au manque de considération de la femme enceinte au travail ou du peu de garanties au niveau emploi (voir point 3): Travailler jusqu’au jour du terme fait partie des habitudes ici, pour garder le plus de temps possible après avec son bébé. Mais jamais aucun médecin ne vous forcera la main.

D’ailleurs, gros point positif, c’est toujours votre gynéco qui vous accouchera (ce sont souvent des cabinets de 3 gyneco que vous voyez à tour de rôle pendant la grossesse, et dont un est de garde en salles de naissance chaque jour). Je vous passe les détails d’assurance santé, j’en ai déjà parlé ici

3 – Maternity leave

vite!! Bébé arrive

vite!! Bébé arrive

Super transition! Ca y est, j’ai donc négocié avec mon boss mon absence pendant quelques mois. J’ai prévu d’arrêter un gros mois avant la Due Date et de reprendre 3 mois après. S’agissant d’une petite entreprise, il n’y a pas d’accord à proprement parlé. Le code du travail américain prime et j’ai donc droit à 3 mois de congés non payés, pendant lesquels seul mon emploi est garanti, that’s it! On est loin de la France, et notamment de mon ancienne boite où j’aurais pu prendre 9 mois d’absence payés (100% puis dégressif), le rêve…

Si vous suivez un peu l’actu américaine, vous savez que le Président Obama a lancé un pavé (de plus) dans la mare, en ouvrant à juste titre le débat sur le Maternity leave et le fait de pouvoir le faire rémunérer quelques semaines (il a même cité la France en exemple) 🙂

Comme vous le voyez, ça bouge toujours du côté de la petite famille B, et même après l’arrivée de baby boy, mon petit doigt me dit que ce n’est pas fini…